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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 07:38

Le contexte :

Manuela Saénz, qui fut la maîtresse du Libertador Simón Bolívar pendant les 10 dernières années de sa vie, est exilée à Païta, au Pérou, et se souvient... elle raconte sa vie pendant les guerres d’indépendance de l'Amérique du Sud à sa servante Juana Rosa.

Simón Bolívar... et les plaisirs de la chair !

- Les hommes trichent toujours, ma fille Manuelita.
- C'est toi qui me dit ça, Juana-Rosa?

Bolivar était un amant infatigable, mais qui était cet homme ?
Était-il beau ? Non,
Était-il grand, mince ? Non plus. Mais ses yeux te brûlaient !
A côté de lui, tu lui ouvrais ton coeur et tes jambes.
Il n'avait pas besoin de le demander...

Avec combien de filles il ne m'aura trompée !
Certaines entraient dans son lit, comme si c'était un service qu'on devait rendre à son excellence.
T'a entendu parler, Juana, de l'histoire des trois et cetera ? Écoute...

Bolívar arrivait avec son armée dans une petite ville péruvienne, San ildefonso de Caraz, et l'état-major général du Libertador a averti le gouverneur de cette ville pour qu'il prépare un hébergement pour Bolivar dans un lieu propre, maison aussi digne que possible avec un lit confortable, et cetera, et cetera, et cetera...

Le gouverneur n'a pas très bien compris ces trois et cetera. Il ne savait pas ce qu'ils voulaient dire, et je suppose que toi non plus, Juana.

Quoi qu'il en soit, puisque les trois et cetera venaient après le mot "lit", et étant donné la réputation de coureur de jupons du Libertador, le gouverneur pensait qu'il faisait référence à trois femmes, les plus belles de la ville.

Et en effet, quand Bolívar est arrivé dans la maison, il y avait à côté du lit trois jeunes femmes prêtes à lui offrir leurs charmes.

Mais Bolívar venait d'une grande réception, avec une estrade érigée en son honneur, et une très belle jeune fille vêtue de blanc s'était approchée de lui pour lui poser une couronne de fleurs autour du cou.

Bolívar a pris les fleurs et la fille et l'a amenée dans sa chambre.

Là, voyant les trois «et cetera», il les a congédiées avec beaucoup de finesse, des louanges et de nombreuses subtilités pour rester seul avec Manuela Madroño, avec laquelle il est resté les six mois suivants, alors que moi je pourrissais de jalousie.

Il n'y avait plus un seul coin des Andes où l'on n'est pas entendu la nouvelle de que Bolivar avait une nouvelle chérie, et que la vieille Manuela Saénz ne l'était plus.

Des années plus tard, ici, à Piura, on m'a dit que l'autre a vécu dans le sud du Pérou et se vantait d'avoir été la maîtresse du Libérateur. Moi je me consommais de jalousie et j'avais envie de mourir, mais les maîtresses passaient et moi je restais. Il revenait toujours à moi.

Suivra :

Simón Bolívar... et les médecins.

Simón Bolívar... et les plaisirs de la table.

Simón Bolívar... et les crimes de guerre.

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commentaires

mammicha 23/05/2016 09:45

Il y a comme une petite ressemblance entre un certain DSK et ce soi-disant révolutionnaire ! ?

L. Hatem 23/05/2016 22:40

Pour l'appétit sexuel, oui, peut-être... mdr !
:-)
Mais dsk n'a jamais été révolutionnaire que je sache.
Bises Mandela

fatizo 22/05/2016 19:11

Jusque là, pour moi, Simon Bolivar n'était qu'une Avenue qui se situe proche de chez moi.
Désormais je ne pourrais plus y passer sans penser à ton billet .
Bonne soirée l'ami.

Nos Pistes Cyclables 22/05/2016 19:17

Et tu vas en savoir plus sur lui bientôt... mdr.
Bonne semaine

marie cerise 22/05/2016 15:05

Quel homme !!!! Le pouvoir donne cette belle assurance qui fait de tant de nos politiques de parfaits machos qui aussi étrange que cela paraissent séduisent .... ! Celui d'entre eux qui me fera craquer n'est pas né ! Bises à toi !

Nos Pistes Cyclables 22/05/2016 15:30

Tu vas quand même craquer pour l'un d'entre eux... lors des élections de 2017... mdr !
Bises MC

ALEA JACTA EST 22/05/2016 12:50

C' est un texte bien dans l' esprit de l' époque qui témoigne d' une femme révolutionnaire et réellement influente malgré les multiples trahisons de Bolivar.
Par ailleurs, tous les grands leaders et dictateurs aimaient faire croire qu' ils avaient une extraordinaire vitalité sexuelle.L' image du mâle dominant...
Plus récemment, les fascistes italiens disaient de Mussolini qu' il " brisait les reins d' un cheval le jour et ceux d' une femme la nuit..."
Laissant entendre au passage qu' il changeait de femme comme on change de chemise ( noire évidemment...)... et, bien évidemment, il a comblé de bonheur chacune d' entre elles....
Bref, le parfait délire mystico-machiste !
Bon dimanche l' ami

Nos Pistes Cyclables 22/05/2016 13:16

Merci pour cette leçon d'histoire italienne, aje...

Concernant Bolivar, il paraît qu'il avait une vigueur véritable comme le témoigne Manuela Saenz dans ses mémoires.

rosemar 22/05/2016 11:16

De bien jolies "et cetera", et en même temps, on voit bien comment était considérée la femme, à cette époque : un objet de "consommation", "et cetera" signifie, en latin, et "et tout le reste, et toutes les autres choses"... c'est un mot de genre neutre qui sert à désigner les objets...
Quel machisme !

Bises, LH

nos pistes cyclables 22/05/2016 12:22

Merci rosemar, j'ai corrigé les et cetera...
bises

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