Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Nos Pistes Cyclables
  • Nos Pistes Cyclables
  • : A bas les éclats de verre sur les Pistes Cyclables !
  • Contact

Ce Blog

humour-blog

12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 01:11

On peut très bien être poète dès l'âge le plus tendre...

Pour preuve, Luigi n'a que 9 ans... et des centaines de milliers de voyageurs lisent son poème dans le Métro chaque jour !

Poèmes d'enfants !

Thomas, quant à lui, est en pleine crise d'adolescence, et le reconnaît bien volontiers !

Poèmes d'enfants !

Partager cet article

Repost 0
Nos Pistes Cyclables
commenter cet article

commentaires

fatizo 13/08/2016 18:16

Ah, je vois que je ne suis pas le seul à souhaiter des textes plus "agressifs", surtout de la part d'un ado. Mais bon, l'effort est louable.
Quant à la poésie de Luigi, plutôt pas mal.
Bonne soirée l'ami.

Nos Pistes Cyclables 14/08/2016 20:14

Je vois que Luigi fédère les comms...
Merci l'ami

kakashi 12/08/2016 23:47

Sinon j'aime bien le poème du gamin de neuf ans

@+

Nos Pistes Cyclables 14/08/2016 20:17

Exact, Kakashi... la poésie du gamin... Pourvu qu'il puisse se mesurer un jour à Hugo, Baudelaire ou Rimbaud
Merci de votre passage

kakashi 12/08/2016 23:34

Un dernier pour la route

Le Miroir (Baudelaire)

LE MIROIR




Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace.

« Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu’avec déplaisir ? »

L’homme épouvantable me répond : « — Monsieur, d’après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer ; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience. »

Au nom du bon sens, j’avais sans doute raison ; mais, au point de vue de la loi, il n’avait pas tort.

kakashi 12/08/2016 23:31

Salut l'Hatem,

Voilà trois poèmes pensés, architecturés et bâtis chacun différemment par trois Maîtres que j'affectionne particulièrement.

Victor Hugo, Melancholia, épisode six

Le pesant chariot porte une énorme pierre ;
Le limonier, suant du mors à la croupière,
Tire, et le roulier fouette, et le pavé glissant
Monte, et le cheval triste à le poitrail en sang.
Il tire, traîne, geint, tire encore et s'arrête ;
Le fouet noir tourbillonne au-dessus de sa tête ;
C'est lundi ; l'homme hier buvait aux Porcherons
Un vin plein de fureur, de cris et de jurons ;
Oh ! quelle est donc la loi formidable qui livre
L'être à l'être, et la bête effarée à l'homme ivre !
L'animal éperdu ne peut plus faire un pas ;
Il sent l'ombre sur lui peser ; il ne sait pas,
Sous le bloc qui l'écrase et le fouet qui l'assomme,
Ce que lui veut la pierre et ce que lui veut l'homme.
Et le roulier n'est plus qu'un orage de coups
Tombant sur ce forçat qui traîne des licous,
Qui souffre et ne connaît ni repos ni dimanche.
Si la corde se casse, il frappe avec le pié ;
Et le cheval, tremblant, hagard, estropié,
Baisse son cou lugubre et sa tête égarée ;
On entend, sous les coups de la botte ferrée,
Sonner le ventre nu du pauvre être muet !
Il râle ; tout à l'heure encore il remuait ;
Mais il ne bouge plus, et sa force est finie ;
Et les coups furieux pleuvent ; son agonie
Tente un dernier effort ; son pied fait un écart,
Il tombe, et le voilà brisé sous le brancard ;
Et, dans l'ombre, pendant que son bourreau redouble,
Il regarde quelqu'un de sa prunelle trouble ;
Et l'on voit lentement s'éteindre, humble et terni,
Son œil plein des stupeurs sombres de l'infini,
Où luit vaguement l'âme effrayante des choses.
Hélas !

Arthur Rimbaud (à 15 ou 16 ans), Roman

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière....

II

- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête....

III

Le coeur fou Robinsonne à travers les romans,
Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif....
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire...!

- Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade..
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

Et enfin : « Baudelaire est le premier voyant, le roi des poètes, un vrai Dieu. » disait l'enfant prodige au dessus, et c'est pas moi qui irais le contredire ! ;)

L’ÉTRANGER




— Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?

— Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.

— Tes amis ?

— Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.

— Ta patrie ?

— J’ignore sous quelle latitude elle est située.

— La beauté ?

— Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.

— L’or ?

— Je le hais comme vous haïssez Dieu.

— Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

— J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… les merveilleux nuages !

Lapin37 12/08/2016 21:10

Bonsoir tous, L Hatem, Thomas est assez intéressant quoique un peu faible pour 16 ans, j'aurais attendu un peu plus agressif ! ce qui me pose problème c'est Luigi, souviens-toi, sur le Post je mettais souvent un texte le dimanche d'un large florilège, et j'ai donc en mémoire un bon paquet de vers, or ce texte ne me semble pas vraiment "authentique" d'un gamin de 9 ans, il "résonne" avec deux ou trois textes, ce qui m'agace c'est de ne pouvoir exactement retrouver lesquels, zut pour Alzheimer ;-))) ! il s'est peut-être souvenu/inspiré de textes lus/entendus !? malgré mes réticences je lui accorde quand même le bénéfice du doute car des enfants doués ça existe !
Quelqu'un se souvient ici de Minou Drouet ?
Bon we, bises/santé à tous.

Nos Pistes Cyclables 14/08/2016 20:19

Je suis d'accord pour le bénéfice du doute, Lapine. Je pense que le poème est du cru de Luigi.
Bises

rosemar 12/08/2016 17:32

Luigi sait déjà utiliser procédés poétiques : des comparaisons, une personnification, une fusion de l'abstrait et du concret, le thème du rêve : il a la fibre poétique ! C'est vraiment réussi...

Bises, LH

Nos Pistes Cyclables 14/08/2016 20:20

Oui, la fibre poétique...
Bises rosemar

ALEA JACTA EST 12/08/2016 08:15

Il est très bien ce petit Luigi. Même son nom est poétique.Voila de quoi nous rassurer sur l' avenir des lettres françaises.
Thomas propose une belle série d' oppositions générationnelles si propres à l' adolescence.
Le mal de la jeunesse réside, selon François Mauriac, dans la surabondance de vie et les aspirations contrariées par un monde gouverné par les adultes.

http://www.ltma.lu/scheerware/downloads/analyses/texteauxidees/ATjeunehomme.pdf

Je ne peux que confirmer le diagnostic de ses parents.Sa musique n' est que bruits mais c' est à lui de le découvrir...Rendez-vous dans 10 ans.Si dans 10 ans il réécoute avec plaisir cette même musique c' est qu' elle n' était pas que bruit...
Bonne journée l' ami
PS: le texte que j' ai mis en lien m' avait été proposé en épreuve de français ( commentaire de texte) lors d' un examen d' accès à un concours d' entrée à un groupe d' écoles d' ingénieurs lorsque j' avais 17 ans...

Nos Pistes Cyclables 12/08/2016 08:20

Du texte aux idées... Je lirai calmement pendant ma garde ce WE.
Merci l'ami.

Flag Counter