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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 13:39

Après Hiroshima mon amour, de 1959, voici...

FUKUSHIMA, mon amour !

Un film d'amour, d'amitié, d'entraide, de spiritualité, de maturité et de remise en cause personnelles... le tout en noir & blanc, avec une mise en scène magnifique !

Une jeune femme allemande dont le mariage est tombé à l'eau, va suivre un parcours initiatique qui va la faire grandir...

Marie quitte l'Allemagne et se porte volontaire pour aller jouer les clowns dans une maison de retraite près de Fukushima. Elle a du mal à faire rire !

Satomi, l'une des pensionnaires, ancienne geisha, ne rêve que d'une chose, rentrer à la maison... sauf que sa maison se trouve dans la zone irradiée et elle est presque complètement détruite... Elle demande a Marie de l'y conduire... dans la voiture de la maison de retraite, bien sûr, qu'elles vont provisoirement voler !

Le film est parlé en japonais, anglais et allemand... en allemand surtout lorsque Marie est en colère et jure...

On en sort soi-même grandi !

 

Anecdotes autour de "Fukushima mon amour" et de son tournage !

Choix de Kaori Momoi

Kaori Momoi est une star au Japon. L'actrice voulait absolument faire partie de l'aventure Fukushima mon amour : "Elle était très décidée dès le début", affirme Doris Dörrie. "La principale raison pour laquelle elle a tenu à faire partie du projet est que jusqu’à présent, aucun réalisateur japonais n’a osé se confronter à ce sujet sensible".

Authenticité

Fukushima mon amour a été tourné sur les lieux mêmes de la catastrophe nucléaire survenue le 11 mars 2011. La plupart des acteurs sont non professionnels et résident toujours dans la région.

La passion du Japon

Doris Dörrie entretient une forte relation avec le Japon depuis 1985, année de son premier voyage au Pays du Soleil Levant pour la présentation de son film Straight Through the Heart. "J’étais si fascinée par le Japon que j’ai fait du stop à travers le pays. J’ai pris plaisir à me perdre. De parfaits inconnus m’ont continuellement pris par la main pour m’indiquer la route. Je me suis rarement sentie aussi choyée et épaulée dans un pays étranger", se souvient-elle. Depuis, Doris Dörrie y est retourné environ vingt-cinq fois, a voyagé à travers tout le pays et l’a fréquemment représenté dans ses films. Alors qu'elle a l'habitude de mettre en scène des personnages allemands se rendant au Japon, c'est la première fois avec Fukushima mon amour qu'elle tourne un film entièrement dans le pays.

La tragédie de Fukushima

Doris Dörrie s'est rendue à Fukushima huit mois après la catastrophe nucléaire, en novembre 2011. Deux rencontres ont été le précurseur de Fukushima mon amour. La réalisatrice se souvient : "Un vieil homme, qui était assis sur les fondations de sa maison, entièrement détruite. Six mois après le désastre, il n’avait toujours pas réalisé ce qui lui était arrivé. Il avait perdu toute sa famille, sa maison, ses biens, sa vie entière. Au cours de notre échange, il ne cessait de dire qu’il ne comprenait pas" . Dorrie a ensuite visité les préfabriqués dans lequels vivent toujours les victimes de la catastrophe aujourd’hui, où elle a rencontré essentiellement des vieilles femmes, les jeunes ayant déserté la région. La réalisatrice a été frappée par l'ennui qui y régnait : "La rencontre avec le vieillard et la visite de ces logements provisoires forment le noyau de mon histoire. À la lumière des sentiments que cela m’inspirait, j’ai commencé à écrire une intrigue, à propos d’une vieille femme japonaise. Dès le début, mon approche était différente des films que j’avais tournés précédemment. Le point de vue était japonais", commente la cinéaste.

Méthodes de travail expérimentales

Doris Dörrie travaille selon une méthode qu'elle nomme elle-même "la danse avec le chaos". Ainsi, elle travaille en équipe très réduite : "C’est un fonctionnement qu’on peut se permettre, à condition d’avoir beaucoup d’expérience. Vous devez renoncer à pas mal d’éléments mais simultanément, cela ouvre d’autres possibilités. Grâce à notre expérience, nous savons comment maintenir le film sur ses fondations. Le récit reste ouvert et on continue à développer de nouvelles idées, ce qu’on n’aurait pas pu faire sur un tournage traditionnel", commente la cinéaste, qui peut ainsi filmer dans des pays où les conditions de tournage sont difficiles. "En se limitant au strict minimum, comme l’ont fait tous ceux qui ont participé au film, on jouit d’une plus grande liberté d’action. C’est une approche relativement anarchique", explique la réalisatrice. Les décors de ses films sont ainsi généralement naturels.

Référence

Le titre Fukushima mon amour est bien sûr une référence à Hiroshima mon amour d'Alain Resnais, adapté de l'oeuvre éponyme de Marguerite Duras, qui traite de l'une des deux catastrophes nucléaires qui a frappé le Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Prise de risque

Afin de ne pas mettre en danger son équipe, Doris Dörrie a fait prendre des mesures de la toxicité des lieux de tournage autour de Fukushima.
Fukushima... mon amour !

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commentaires

fatizo 19/02/2017 19:57

Il y a vraiment beaucoup de très bons films en ce mois de février .
J'en ai encore vu 2 ce week-end excellents.
Tout d'abord "Loving".
https://www.youtube.com/watch?v=v3ztpBTrDY4
Et en avant-première vendredi ce qui sera l'un des plus beaux films de l'année.
https://www.youtube.com/watch?v=Gr0cxdkJres
Bonne soirée l'ami.

fatizo 19/02/2017 20:19

Voici un autre lien
https://www.youtube.com/watch?v=2jviCd7JqNc

L. Hatem 19/02/2017 20:07

J'ai vu Loving... super !
Le second lien je n'ai pu l'ouvrir...

ALEA JACTA EST 18/02/2017 20:20

La bande-annonce est très prenante.Une histoire d' amour et d' amitié et la rencontre de cultures différentes.Par ailleurs les japonais sont si pudiques sur le drame de Fukushima que finalement on ne sait pas grand-chose 6 ans plus tard sur l' ensemble des graves conséquences que cela suppose pour eux.
Bonne fin de soirée l' ami

L. Hatem 19/02/2017 12:15

Les japonasont des braves gens... je me souviens d'un technicien volontaire qui a dit devant les caméras avoir demandé la permission à sa femme d'aller à la centrale... elle lui a répondu : va sauver le japon !

rosemar 18/02/2017 18:44

Un sujet terrible : je viens de voir un reportage su Fukushima et j'ai écrit un article sur le sujet.
Les images en noir et blanc restituent une forme de détresse et de désarroi : un beau film, sans doute, émotion, drame, poésie, tendresse, malgré les critiques contrastées que j'ai lues....

Bises, LH

L. Hatem 18/02/2017 19:39

Je ne lis jamais rien sur internet avant d'aller voir un film... parfois je lis mais après !
Bises Rosemar.

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