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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 19:00

Je venais de prendre place sur l'un des fauteuils rouges d'une petite mais très belle salle de cinéma...

La dame qui est entrée après moi me demande :

- Bonjour Monsieur, c'est ici la porte de l'enfer ?

Rodin, La porte de l'enfer

Rodin, La porte de l'enfer

Après une seconde d'hésitation et de surprise qui a dû se voir sur mon visage, je lui réponds...

- Oui, madame !

Et j'éclate de rire... puis elle après moi !

Film japonais de 1953 La Porte de l'Enfer

Film japonais de 1953 La Porte de l'Enfer

Au XIIe siècle, alors que le Japon traverse une guerre civile, la belle servante Kesa est utilisée pour détourner l’attention des rebelles de la famille impériale. L’un des samouraïs qui composent son escorte tombe violemment amoureux d’elle, au point de demander sa main. Mais Kesa est déjà mariée… et femme fidèle...

Un Samouraï peut-il gagner le coeur d'une femme mariée...par la violence ?

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Porte de l'enfer" et de son tournage !

La pièce de Kan Kikuchi, basé sur une histoire vraie du 12e siècle,

La Porte de l'enfer est adapté d'une pièce écrite par Kan Kikuchi, célèbre auteur japonais qui deviendra l'un des plus grands magnats de l'industrie du livre dans le Japon de l'entre-deux-guerres.

Le premier film en Eastmancolor

Célèbre pour sa photographie très colorée, La Porte de l'enfer est le premier film japonais à utiliser la technique de colorisation Eastmancolor.

Récompenses internationales

La Porte de l'enfer a largement participé à la découverte par le public occidental du cinéma nippon. Pour preuve, son Grand Prix (ancêtre de la Palme d'or) reçu au Festival de Cannes 1954, ses deux Oscars (meilleur film étranger et meilleurs costumes) en 1955 et sa mention comme meilleur film étranger de l'année par le prestigieux New York Film Critics Circle Awards en 1954.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 18:28

Nous sommes dans le Kazakhstan soviétique... en plein désert... un homme vit seul avec sa fille dans une maison isolée...

Monsieur possède un camion et lorsqu'il part, la jeune fille reste seule... avec une carabine... C'est bizarre qu'ils n'aient même pas un chien, indispensable dans ces endroits !

Il y a un garçon qui est amoureux d'elle... parfois il la ramène à la maison à cheval... Les trois sont typés asiatiques, avec les yeux bridés et tout... Mais un jour, un jeune moscovite blanc arrivera... et il se battra avec l'autre, pour elle...

Ces films qui font voyager... Le Souffle !

Ce film est un bijou parce qu'il fait partie de ces films-oeuvre-d'art... Particularité ? Les acteurs n'ont pas eu à apprendre par coeur un texte quelconque... pas un seul mot n'a été prononcé... on leur demande juste de jouer devant la caméra... Il n'y a pas non plus de voix off de fond qui raconte quoi que ce soit, comme ce fut le cas dans un autre film-chef-d'oeuvre, La Croisée des Vents, raconté par Cnabum...

La saison des amours sera contrariée par la première explosion nucléaire soviétique dans le désert Kazakhe... 459 autres essais suivront au même endroit...

Je me suis demandé d'où vient le titre du film "Le Souffle" ? Est-ce parce que c'est le seul son humain que l'on entend dans le film... ou bien le formidable souffle destructeur de l'explosion atomique...

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Le Souffle" et de son tournage !

Genèse du projet

A l'origine, Alexander Kott ne devait pas réaliser Le Souffle puisque ce dernier est arrivé en cours de projet. Démarché, le metteur en scène a néanmoins pu jouir d'une grande liberté créatrice dans sa direction d'acteurs : "Ce projet est né avant que je ne sois sollicité, mais le premier tournage s'est arrêté à cause de problèmes financiers. Le producteur du film, Igor Tolstunov, a demandé une rallonge financière au Fonds du cinéma. Ce dernier, en contrepartie, a exigé d'avoir le film le plus rapidement possible. C'est à ce moment-là que je suis arrivé sur ce projet. Il ne reste finalement rien du scénario initial : j'ai dû tout changer pour rentrer dans l'enveloppe impartie (le film a dû couter environ un million et demi de dollars). Je rêvais de faire un film muet depuis longtemps : j'ai donc posé cette condition à ma participation et le producteur m'a donné carte blanche. Je suis heureux de dire que j'ai tourné le film que je voulais."

Un film d'époque

L'action du film se déroule en août 1949 soit quelques jours avant une série d'évènements qui marqueront le Kazahstan. En effet, à partir de 1949 et pendant les cinquante années qui suivront, les autorités soviétiques procéderont à 456 essais nucléaires dans la région du Semiapalatinsk dans le nord-est du pays. Les populations de cette province seront touchées par un niveau d'irradiation comparable à celui qui suivra la catastrophe de Tchernobyl. Il s'agit d'un véritable traumatisme national que le réalisateur évoque dans son film qui se passe en août 1949, soit quelques jours avant l'explosion de la toute première bombe soviétique.

Des acteurs débutants

Alexander Kott a confié les rôles de son film à des acteurs non professionnels qu'il a néanmoins mis un certain temps à trouver. Pour le rôle du Moscovite Max, son choix s'est porté sur Danila Rassomakhin, étudiant au Gitis qui est un institut de théâtre et des arts de la scène. A l'origine, le jeune homme se destinait à une carrière d'acrobate mais il a tellement convaincu le cinéaste que ce dernier lui a confié le rôle de Max.


En ce qui concerne le personnage clé de Dina, la petite fille au coeur de l'intrigue du film, Alexander Kott cherchait une actrice dans la veine de Natalia Arinbassarova, comédienne soviétique connue notamment pour avoir gagné un prix d'interprétation à Venise en 1966 pour Le Premier Maître d'Andreï Kontchalovski. La jeune Elena An, fruit d'un métissage russo-coréen, semblait donc être la personne adéquate pour incarner Dina.

Une esthétique particulière

Se déroulant dans les paysages désertiques des plaines kazakhes, Le Souffle dispose d'une lumière et d'une esthétique particulièrement soignées obtenues grâce au travail du chef opérateur Levan Kapanadze avec qui Alexander Kott avait déjà collaboré sur la série La Face cachée de la lune. C'est néanmoins la première fois que les deux hommes collaborent sur un long-métrage et le réalisateur explique comment ils ont travaillé : "Nous avons procédé à un découpage minutieux en amont avec un story-board très dessiné qu'on a suivi à la lettre. Mais la nature vous fait toujours des cadeaux que vous n'attendez pas : le soleil dans les cheveux de la fillette, la "pomme" de soleil que le père mange..."

Le pari du film muet

Outre le fait d'avoir fait appel à des acteurs non professionnels, Alexander Kott s'est également frotté à un autre défi puisque son film est entièrement muet. Les différents bruits qui ponctuent Le Souffle ont été retravaillés en studio au moment de la postsynchronisation. Concernant le bruit bien spécifique du vent, le réalisateur et son équipe technique ont enregistré quantité de vents au moment du tournage dont ils se sont ensuite servis au moment du montage. Le motif du vent dans le film semble être un enjeu fondamental pour le cinéaste : "Je voulais que la musique naisse du vent pour s'y fondre à nouveau à la fin du morceau."

Des projets dans les tiroirs

Alors que Le Souffle n'est "que" son troisième film en quinze ans, Alexander Kott a décidé d'accélérer quelque peu la cadence pour ses projets suivants. En effet, il est en train de finir son quatrième film, Insight, qui sera une histoire d'amour basée sur un mensonge, et il se prépare à tourner dès l'an prochain un film intitulé Spitak, du nom de la ville arménienne ayant subie un terrible tremblement de terre en 1988.

Sélections en festivals

Le Souffle a déjà été récompensé de plusieurs prix dans les festivals où il fut montré. Parmi les prix gagnés, citons celui de la Meilleur contribution artistique au Festival de Tokyo, le Prix du public au Festival d'environnement de Paris ainsi qu'une Mention spéciale au Festival du cinéma russe de Honfleur.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 19:00

LH est un rêveur... Gare à la lecture qui le ferait rater la bonne station de métro...

En relevant les yeux, LH se rend compte qu'il est 3 stations plus loin... Qu'à cela ne tienne, il sortira dans la rue pour aller revisiter le fameux cinéma qui propose des livres gratuits... Vous vous en souvenez ?

LH achète un billet pour un film indien qu'il voulait voir... et qui est heureusement à l'affiche ici...

On dit indien, hindou ou hindi ?

La salle se trouve malheureusement en sous-sol... pas de réseau pour recevoir les appels de l'hosto...

Déçu, LH remonte au RDC et entre dans une salle quelconque, au hasard...

Le film de cette salle est déjà commencé... un homme parle avec une vieille dame en anglais... sous-titré...

Voir un film... en voulant aller voir un autre !

La suite de My Old Lady sera à la hauteur...

Un New-Yorkais, loser sans le sou, ancien alcoolique en sevrage, a hérité d'un appartement parisien, acheté en viager par son père décédé, et habité par une dame de 92 ans et sa fille, toutes deux enseignantes d'anglais... la dame est d’ailleurs en parfaite santé, bien partie pour battre le record de longévité de Jeanne Calmant (pour mémoire 120 ans)...

Donc cet héritier cherche à vendre son héritage, vieille dame incluse dans le lot, pour la modique somme de 12 millions d'euros... il trouve un client sérieux qui en propose 9 !

Mais ça ne va pas se passer comme il voulait...

Le film se déroule entre les larmes et les rires de la salle !

Vous apprendrez aussi ce que veut dire habiter dans "the blood of Paris" !

Conseil... Ne pas quitter la salle dès l'apparition du générique... Attendez la fin finale du dit générique... il y aura 2 petites surprises !

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "My Old Lady" et de son tournage !

Retrouvailles

Pour ce film, Kristin Scott Thomas retrouve Maggie Smith, avec qui elle avait joué dans Gosford Park et Secrets de famille, ainsi que Kevin Kline qu'elle avait déjà rencontré sur le tournage de La Maison sur l'océan.

Remplacement

Dans un premier temps, c'est Jane Birkin qui devait interpréter le personnage de Chloé Girard mais elle a dû y renoncer en raison d'un conflit d'emploi du temps. Finalement, Kristin Scott Thomas l'a remplacé.

Cours de langue

Kevin Kline interprète, ici, un personnage anglais qui prétend ne pas connaître un seul mot de français. Ce qui n'est absolument pas le cas du comédien qui pratique la langue française couramment et avec beaucoup d'aisance comme il a pu le démontrer dans le film Joueuse au côté de Sandrine Bonnaire.

Premier film

Le réalisateur Israël Horovitz met en scène son premier long métrage de cinéma, à 75 ans, après avoir passé sa vie à écrire des pièces de théâtre.

Une sorcière à l'affiche

Bien qu'ayant eu une grande carrière, notamment sur des scènes de théâtre, la comédienne Dame Maggie Smith est surtout connue du grand public pour avoir interprété pendant près de dix ans le professeur McGonagall dans la saga Harry Potter.

Distribution franco-anglaise

My Old Lady étant une coproduction entre la France et l'Angleterre, plusieurs noms du cinéma français apparaissent au casting tels que Noémie Lvovsky et Dominique Pinon. Ce dernier est d'ailleurs habitué à jouer hors de nos frontières puisqu'il est par exemple apparu au casting de Alien, la résurrection (production américaine) ou Crimes à Oxford (production anglo-espagnole).

Revirement

Bien que Kristin Scott Thomas ait annoncé vouloir mettre un terme à sa carrière au cinéma afin de se consacrer pleinement au théâtre, elle se retrouve pourtant à l'affiche de deux films en 2015, My Old Lady ainsi que Suite Française.

Tournage express

Le tournage n'a duré que 24 jours et s'est principalement déroulé au coeur de la Manufacture des Gobelins dans le 13ème arrondissement de Paris.

Ville lumière

My Old Lady est une adaptation de la propre pièce de théâtre originale du réalisateur Israël Horovitz. Sa principale motivation pour adapter son texte sur grand écran était celle de pouvoir montrer Paris à l'image en raison de l'amour qu'il porte à cette ville après y avoir vécu près de la moitié de sa vie et où un grand nombre de ses pièces ont été jouées.

Viager

Ici, le personnage de Kevin Kline est confronté à un contrat immobilier français : le viager. Ce dernier a déjà été traité au cinéma dans le film du même titre scénarisé par René Goscinny et interprété par Michel Serrault.

De l'amour en plus

La pièce de théâtre originale se concentrait davantage sur la relation entre Mathias et Mathilde. Le film a notamment permis de développer le personnage de Chloé (Kristin Scott Thomas) et d'insérer une histoire d'amour entre cette dernière et Mathias, deux êtres meurtris par la vie mais qui vont peu à peu se relever en se rencontrant.

Travelling

Afin de rester au plus près de l'esprit de la pièce de théâtre originale, le metteur en scène a fait le choix de très peu découper son film et d'utiliser beaucoup de travellings et de plans-séquences pour permettre aux comédiens de jouer en continu le plus longtemps possible.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 00:01

En pleine garde de WE, LH a osé aller au cinéma, au risque de ne pas entendre sonner son téléphone...

 

... et ça vallait la peine !!!

 

LH avait les yeux grand ouverts tout au long du film... et un sourire est resté sur ses lèvres dès l'apparition du générique de fin... LH regarde les spectateurs qui se lèvent pour quitter la salle, eux aussi ont ce même sourire imprimé sur le visage !

 

Ce film est une oeuvre d'art qui parle d'ART et nous fait un vernissage d'une pluie de tableaux, les uns plus beaux que les autres...

 

Il fait partie de ces films tirés de la vie réelle et dont on voit les vrais personnages qui l'ont inspiré, en images à la fin du film... Walter et Margaret Keane, qui vont s'affronter en procès afin de revendiquer, chacun de son côté, la paternité des Big Eyes !

 

La peintre, la vraie, vit encore et continue à peindre ! 

La véritable peintre Magaret Keane fait une apparition dans Big Eyes. Nous pouvons l'apercevoir en pleine lecture de la Bible sur un banc, au moment du tournage de la scène du Palace of Fine Arts. Tim Burton, en homme bienveillant, lui a donné cette Bible au moment de tourner la scène car il savait que cela allait la détendre. Elle ajoute : "J’incarne une vieille dame qui profite du beau temps, assise sur un banc. C’est très touchant. Sur le tournage, Tim est venu me voir et m’a remis une petite Bible, je me suis alors dit : « Qu’est-ce qu’il est prévenant ! Il sait combien j’aime la Bible et il m’en donne une pour que je puisse la lire pendant la prise. » 

Le rôle du faux peintre, vrai excroc menteur et mégalo, a été confié par Tim Burton au maître incontesté du genre, et qui n'a joué que des personnages cyniques dans tous ses films... j'ai nommé Christoph Waltz !

 

Mes amis, vous savez ce qui vous reste à faire !

Bonne semaine à vous tous !!

 

Big Eyes : Affiche

 

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Big Eyes" et de son tournage !

 

20 ans plus tard

Secret de tournage sur Big Eyes

Big Eyes n'est "que" le deuxième biopic dans la longue et variée carrière de Tim Burton. Cela faisait 20 ans que le réalisateur n’avait fait un film tiré d’une histoire vraie. En effet, en 1994 sortait Ed Wood, l’histoire de ce réalisateur présenté comme le plus mauvais de son vivant et aujourd’hui vénéré par certains amateurs du genre. Pour Big Eyes, Tim Burton retrouve d’ailleurs les scénaristes Scott Alexander et Larry Karaszewski, qui avaient écrit Ed Wood et qui sont de véritables passionnés de biopic. Ils sont par ailleurs, à l'origine du scénario de Man on the Moon retraçant le parcours d'Andy Kaufman, mais aussi du film Larry Flynt, ainsi que du long-métrage Auto Focus basé sur la vie deBob Crane.

Un univers cher à Burton

Secret de tournage sur Big Eyes

A bien y regarder, il est évident que Tim Burton a été influencé par le travail de Margaret Keane et ses "grands yeux". Le réalisateur possède d’ailleurs une belle collection des œuvres de l’artiste peintre. Déjà en 1994, Burton se cachait derrière le scénario De L’étrange Noël de M. Jack, puis en 2005 il réalisa Les Noces funèbres ou encore Charlie et la chocolaterie... Autant de personnages du réalisateur affublés d’yeux disproportionnés.

Changement d’équipe

Secret de tournage sur Big Eyes

Au début du projet, Scott Alexander et Larry Karaszewski, scénaristes de Big Eyes, devaient également réaliser le film. A ce stade, c’était d’ailleurs Kate Hudson et Thomas Haden Church qui devaient interpréter Margaret et Walter Keane, avant que Reese Witherspoon et Ryan Reynolds ne reprennent les rôles principaux. Finalement, Tim Burton fut placé aux commandes du film et le duo Witherspoon-Reynolds remplacé par Amy Adams et Christoph Waltz.

Des petits nouveaux

Secret de tournage sur Big Eyes

Tim Burton est connu pour tourner avec ses acteurs et actrices fétiches. Pourtant, pour Big Eyes, le réalisateur a fait appel à des petits nouveaux, à commencer par Amy Adams et Christoph Waltz.

La victoire du numérique

Secret de tournage sur Big Eyes

Alors qu’il privilégie d’habitude le format 35mm pour tourner, Tim Burton a été contraint de filmer Big Eyes avec une caméra numérique. Ce sont des restrictions budgétaires qui l’ont poussé à choisir ce moyen moins couteux.

Tournage international

Secret de tournage sur Big Eyes

L’équipe de Big Eyes a posé ses valises dans un premier temps, au Canada, à Vancouver au Stanley Park et dans le quartier historique de Gastown, ainsi que dans l'Art Gallery, pour les scènes qui se situent dans le tribunal. De plus, certaines séquences ont pris place à Hawaï, à la Cour Fédérale d'Honolulu et dans l'historique Royal Hawaiian Hotel de Waikiki, puis à San Francisco, là où le couple Keane résidait.

Cameo

Secret de tournage sur Big Eyes

La véritable peintre Magaret Keane fait une apparition dans Big Eyes. Nous pouvons l'apercevoir en pleine lecture de la Bible sur un banc, au moment du tournage de la scène du Palace of Fine Arts. Tim Burton, en homme bienveillant, lui a donné cette Bible au moment de tourner la scène car il savait que cela allait la détendre. Elle ajoute : "J’incarne une vieille dame qui profite du beau temps, assise sur un banc. C’est très touchant. Sur le tournage, Tim est venu me voir et m’a remis une petite Bible, je me suis alors dit : « Qu’est-ce qu’il est prévenant ! Il sait combien j’aime la Bible et il m’en donne une pour que je puisse la lire pendant la prise. » Je n’oublierai jamais cette journée."

Lana dans la BO

Secret de tournage sur Big Eyes

Deux titres de la bande originale de Big Eyes ont été confiés à la chanteuse Lana Del Rey. Celle-ci a écrit et composé les morceaux intitulés "Big Eyes" et "I Can Fly".

Deux approches différentes

Secret de tournage sur Big Eyes

Amy Adams a souhaité rencontrer la peintre Margaret Keane qu'elle interprète dans Big Eyes, dans le but d'observer la façon dont elle se tient lorsqu'elle peint, mais aussi sa façon de bouger, de parler au quotidien. À l'inverse, Christoph Waltz a préféré adopter une autre méthode de travail qui consiste à se détacher de la réalité et rester uniquement concentré sur le scénario.

Des reproductions à foison

Secret de tournage sur Big Eyes

Big Eyes réunit à lui seul, près de 300 tableaux. Pour les plans plus éloignés, les tableaux de Margaret Keane ont été réimprimés sur toile et pour les gros plans, de la peinture a été rajoutée sur les toiles imprimées pour que l'on puisse apercevoir les coups de pinceaux. La peintre Lisa Godwin se chargeant de reproduire les oeuvres a seulement obtenu deux mois pour boucler son travail. Celle-ci a parfois été  obligée d'effectuer 10 versions d'un seul tableau, pour que l'on voit l'évolution du travail pictural. De plus, certaines toiles ne pouvaient apparaître à l'écran car elles ont été achetées et l'équipe n'a pas pu obtenir le droit de les diffuser.

Un personnage inventé

Secret de tournage sur Big Eyes

Tous les personnages de Big Eyes ont existé dans la réalité, excepté le celui de Dee-Ann, qui est la pus proche amie de Margaret Keane, portée à l'écran par Krysten Ritter. La productrice Lynette Howell ajoute : "Dee-Ann représente l’émancipation féminine. C’est un esprit libre qui s’efforce de bousculer Margaret, mais cette dernière fait la sourde oreille parce qu’elle est complètement sous l’emprise de son mari."

Reconstitution

Secret de tournage sur Big Eyes

Le "Hungri i" était un club où Walter Keane exposait les peintures de sa femme, qu'il faisait passer comme étant les siennes. Fondé par Enrico Banducci, cet endroit peut être identifié comme étant une sorte d'ancêtre des boîtes de nuit. Pour le tournage, le "Hungry i" a été reconstitué dans le Penthouse Night Club de San Francisco.

Pas une débutante

Secret de tournage sur Big Eyes

Tim Burton a pour habitude de confier la tâche du choix et de la confection des costumes à Colleen Atwood. Cette fonction est l'une des plus importantes sur le tournage des films de ce réalisateur, qui possède une empreinte visuelle passant en premier lieu par les costumes et les décors. Le cinéaste et sa chef costumière on collaboré sur de nombreux longs-métrages, notamment Edward aux mains d'argentEd WoodLa Planète des singesSleepy HollowMars Attacks et bien d'autres. Colleen Atwood a même obtenu un Oscar pour son travail sur Alice au pays des merveilles en 2010. Pour Big Eyes, celle-ci a mis les bouchées doubles car 90 % des costumes ont été créés de toutes pièces.

Jamais l'un sans l'autre

Secret de tournage sur Big Eyes

Rick Heinrichs, le chef décorateur, est un collaborateur de longue date de Tim Burton. En effet, les deux hommes ont travaillé ensemble sur de multiples projets tels que Sleepy HollowDark ShadowsFrankenweenieLa Planète des singesBatman, le défi ou encore Beetlejuice. Big Eyes signe une fois encore les retrouvailles des deux amis. Le chef décorateur expose sa vision de l'ambiance du film en précisant : "Nous tenions à capter l’atmosphère et l’ambiance des années 50 et du début des années 60, qui sont reconnaissables entre toutes. Nous voulions jouer sur les mouvements de caméra et la manière dont elle révèle les personnages. Je pense que cela en dit long, sur Walter en particulier, mais tout en subtilité."

Un cadeau qui ne se refuse pas

Secret de tournage sur Big Eyes

Margaret Keane a offert à Tim Burton, qui est un fan absolu du travail de la peintre, deux toiles, l'une représentant Helena Bonham Carter (sa femme durant près de 13 ans) et l'autre représentant son chihuahua.

Faux départ

Secret de tournage sur Big Eyes

Big Eyes a fait le plus mauvais démarrage de tous les films de Tim Burton, dans les salles américaines, durant le premier week-end d'exploitation. Le long-métrage a pris la 15ème place du classement début novembre 2014.

Un budget réduit

Secret de tournage sur Big Eyes

Le budget de Big Eyes est de 10 millions de dollars, ce qui est peu par rapport aux autres films du cinéaste. A titre de comparaison, Dark Shadows avait couté 150 millions et Alice au Pays des Merveilles 200 millions.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:00

LH a employé ses 15 jours de vacances à s'occuper de sa santé... à visiter un peu la Normandie... et à voir quelques films...

 

Un vrai vieux western sur grand écran ? A Paris c'est possible...

J'ai loupé un film avec John Wayne... mais "La Flèche Brisée", présenté aussi en une séance, à une date et à une heure déterminées, je ne pouvais pas le rater... Un film d'actualité, qui raconte l'histoire de la guerre puis de la paix entre Apaches et blancs...Beaucoup de peuples d'aujourd'hui feraient bien de s'en inspirer... en brisant la flèche ! Tout comme le héros du film, je suis moi aussi tombé amoureux de la jeune indienne qu'il voulait épouser... surtout lorsqu'elle souriait... sûrement une blanche repeinte en marron... ou rouge... pour les besoins du film !

 

flechebrisee.jpg

 

Un autre film présenté en une seule séance à ne pas rater sous aucun prétexte était "Anton Tchekhov 1890", jeune médecin russe, épris d'écriture et qui aide ses parents en écrivant des nouvelles qu'il fait publier dans les journaux... L'un de ses frères mourra de tuberculose avant d'accomplir son rêve, celui d'aller enquêter sur les conditions de vie des détenus à l'île de Sakhaline... Anton le fera à sa place... Ce film est entièrement français, parlé en français avec des acteurs français... dont deux des filles du réalisateur ! Il n'en fallait pas plus pour que LH aille jeter un coup d'oeil sur son Kindle à la fin de la séance, et de télécharger l'un des titres de Tchékhov "Un cas de pratique médicale (et autres nouvelles)". Désolé Eugène... j'en ai pour un moment !

 

anton-tchekhov.jpg

 

Un petit bijou étonnant... un film estonien qui raconte en tableaux vivants l'histoire de la déportation par Stalin des populations des pays Baltes... le tout en Noir & Blanc ! On a l'impression d'être dans un musée de cire, ou les statues sont vivantes car on les voit parfois cligner des yeux, ou leur coiffe se balancer au vent tout en gardant leur posture immobile... La caméra se promène parmi ces tableaux, en fait le tour, zoome sur les visages... pendant qu'une voix off de femme déportée s'adresse à son mari qu'elle n'a plus revu ! Une véritable oeuvre d'art ! Je vous parle de "Crosswind" ! J'ai adoré !

Huit jours avant la fin du tournage, Martti Helde n’avait plus d’argent pour finir son film. Il a donc organisé une fête chez lui et a demandé à son équipe s’ils acceptaient de venir travailler gratuitement. Sur les 50 techniciens et figurants, 48 sont restés.

 

crosswind.jpg

 

"1001 Grammes" Une conférence à Paris réunit une trentaine de spécialistes venus du monde entier, chacun avec une capsule qui contient le prototype du Kilogramme de leur nation... La représentante de la Norvège remplace son père opéré du coeur et qui se trouve dans un moment où il faut plutôt mettre sa vie dans la balance... La fille, en acceptant la mission, doit veiller à l'intégrité du morceau de métal précieux, un alliage de deux métaux qu'il ne faut jamais toucher avec les mains, raison pour laquelle il est enfermé dans deux cloches en verre et une cloche métallique... un accident pourrait tout gâcher ! La conférence de Paris devait faire constater que chaque prototype n'a pas varié son poids dans le temps... Deux écoles s'affrontent, celle qui veut que le prototype doit être lavé avant le test, et l'autre qui interdit ce lavage ! Suite une belle histoire d'amour que seul Paris peut susciter... Bref, adorable ! J'ai noté une citation : Le plus lourd fardeau de la vie est de ne rien avoir à porter !

 

1001grammes.jpg

 

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Anton Tchékhov 1890" et de son tournage !

Des artistes semblables

Si René Féret a choisi de centrer son film sur Anton Tchekhov, un écrivain du 19ème siècle, c'est en raison des rapprochements qu'il a pu faire entre sa propre vie et celle du célèbre dramaturge. Le cinéaste explique qu'ils ont eu tous les deux un père plus ou moins violent. Si Tchekhov n'était pas très brillant à l'école, il décida néanmoins de faire des études de médecine. De son côté, le réalisateur qui se tourna rapidement vers le théâtre durant sa jeunesse, interpréta deux pièces de Tchekhov : L’Ours et La Demande en mariage, qui ont été une source d'inspiration pour son travail futur.

En famille

Une fois de plus, René Féret retrouve pour son nouveau film Anton Tchekhov 1890, ses deux filles Lisa et Marie Féret. La première interprète l'une des quatre soeurs de Sakhaline et la seconde, porte le rôle d'Anna, l’institutrice. Ne pouvant plus se séparer de ses proches sur les tournages, le réalisateur est toujours accompagné de sa femme Fabienne Féret au montage et à la production.

Adepte des costumes d'époque

Anton Tchekhov 1890 est le troisième film en costumes de René Féret et le second biopic qu'il met en scène après Nannerl, la Soeur de Mozart, où le rôle principal était offert à sa fille Marie Féret. Dans son dernier long-métrage, le premier rôle a été attribué à Nicolas Giraud, qui était aussi à l'affiche de Nannerl, dans le rôle du maître de musique de Versailles.

À la recherche du décor parfait

Le tournage d'Anton Tchekhov 1890 a débuté à Paris, puis s'est poursuivi dans le Limousin à Saint Jouvent, non loin de Limoges. Le metteur en scène cherchait à retrouver les décors de l'immense pénitencier des îles Sakhaline situé en Russie, au Nord du Japon.

 

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Crosswind - La croisée des vents" et de son tournage !

Sujet cher à son coeur

Il y a deux raisons pour lesquelles Martti Helde s’est décidé à réaliser un film sur les déportations d’Estoniens en Sibérie durant la Seconde Guerre mondiale. La première est qu’il s’est beaucoup intéressé et documenté sur le sujet en 2011 à la suite du 70ème anniversaire de l’invasion soviétique en Estonie. La deuxième est qu’il s’est toujours passionné pour les récits de guerre de son grand-père qui fut blessé et envoyé dans un camp de travail en Sibérie. Martti Helde a donc décidé de faire un film sur ce sujet qui lui tenait à cœur.

Une année à se documenter

Vu qu’aucun film ni photo des camps de travail à l’époque Stalinienne n’existe, Martti Helde a consacré une année à lire des témoignages autobiographiques et à rencontrer des survivants. Le personnage principal d’Erna est d’ailleurs basé sur une personne ayant réellement existé et ses lettres ont inspiré une partie de l’intrigue.

Image figée

A plusieurs reprises, l’image est figée dans Crosswind. Pour le réalisateur Martti Helde, figer l’image était une manière de fixer l’attention du public sur des détails en particulier : "Je voulais prendre le contrôle sur lui. Dans un film « normal », le spectateur est libre de regarder où il veut, à l’intérieur d’un plan. Moi, je voulais le forcer à regarder ce que je lui montrais. Il n’a pas le choix, il ne peut pas s’échapper", explique-t-il.

Actrice respectée

Martti Helde a choisi l’Estonienne Laura Peterson pour tenir le rôle principal de son film car c’est une comédienne très respectée dans son pays et le réalisateur a eu son père comme professeur de théâtre.

Absence de scénario

Après avoir passé un an à étudier des témoignages de rescapés de camps, Martti Helde n’a pas écrit de scénario à proprement parler, il prenait des notes sur des petites étiquettes. Il a également dessiné la plupart des scènes sur des feuilles de papier ainsi que les mouvements de caméra.

Tournage de longue haleine

Crosswind a été tourné en tout sur trois étés et trois hivers avec plus de 700 figurants et 5 acteurs principaux. Le film a été très compliqué à financer en raison notamment de son absence de scénario. Certaines scènes compliquées nécessitaient parfois 6 mois de préparation à l’équipe.

Consignes dans un petit livre

Pour le travail avec les figurants, le réalisateur Martti Helde a choisi de leur distribuer un petit livre qui expliquait ce qu’avait été la déportation : "Puis je détaillais la scène dans laquelle ils allaient jouer, j’expliquais comment elle s’inscrivait dans le récit, qu’est ce qui la précédait et la suivait, je leur expliquais leur interaction avec l’héroïne principale", déclare-t-il.

Effets spéciaux nécessaires

Martti Helde dit détester les effets spéciaux à part s'ils sont absolument nécessaires. Il y a eu effectivement recours dans Crosswind pour rajouter des montagnes en post-production. En effet, le film censé se passer en Sibérie a été en réalité tourné en Estonie où il n’y a pas de montagnes.

Manque critique de moyens

Huit jours avant la fin du tournage, Martti Helde n’avait plus d’argent pour finir son film. Il a donc organisé une fête chez lui et a demandé à son équipe s’ils acceptaient de venir travailler gratuitement. Sur les 50 techniciens et figurants, 48 sont restés.

 

 

 

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "1001 grammes" et de son tournage !

Origine du projet

L'idée du film est venue à Bent Hamer après avoir entendu un reportage à la radio sur le mètre et le kilogramme et sur l'Institut Norvégien de Métrologie "Justervesnet".

Comme on se retrouve

C’est la seconde collaboration de Bent Hamer et Didier Flamand. Ce dernier jouait dans Factotum (2005) sous la direction du réalisateur.

Les filles au pouvoir

C'est la première fois que Bent Hamer tourne un film dont le personnage principal est une femme.

Décors réels

De nombreuses scènes du film ont été tournées dans des décors réels. Ainsi, l'Institut Norvégien de Métrologie et le Bureau international des poids et mesures ont été utilisés par l'équipe de 1001 grammes.

Une comédie ?

Si le film de Bent Hamer n'est pas une comédie, l'humour y tient cependant une place importante. Il explique : "Les gens essayent souvent de faire passer mes films pour des comédies mais je n'ai jamais fait de comédie de toute ma vie. Je pense simplement qu'il serait compliqué de représenter ma vision de la vie sans humour. Comment un être humain pourrait dire quelque chose sur d'autres êtres humains sans cet outil polyvalent ?"

Continuité

Pour Bent Hamer, il existe une continuité entre un de ses précédents films, Kitchen stories et 1001 grammes. Il explique : "L'être humain détermine la définition du poids mais, selon moi, il est tout aussi important de comprendre comment la définition du poids influe sur l'être humain. Je suis fasciné par ce qui existe dans cet espace entre l'interprétation scientifique et l'action humaine. C'est aussi cela qui est à l'origine de mon film Kitchen Stories en 2003. Avec 1001 Grammes, je vois l'occasion de faire évoluer encore davantage cette même vision de la vie à travers une esthétique stylisée et un humour poétique. Au-delà de toute mesure."

Retrouvailles

Bent Hamer retrouve pour 1001 grammes le compositeur John Erik Kaada et le directeur de la photographie John Christian Rosenlund, avec qui il avait travaillé auparavant. Ainsi, il a collaboré avec les deux sur La Nouvelle vie de Monsieur HortenHome for Christmas et avec Rosenlund sur Factotum.

Hasard et recherches

Afin de construire son film, Bent Hamer a effectué des recherches mais a aussi eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Il explique : "J'ai lu un article de journal qui suivait le directeur du département des masses de Justervesnet qui devait transporter le kilo norvégien au Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) afin de l'étalonner par rapport au prototype international. J'ai été impressionné par les difficultés rencontrées aux douanes pour faire entrer ce kilogramme sur le territoire français. Puis, quelques années plus tard, par hasard, j'ai rencontré l'architecte qui avait bâti le nouveau Justervesnet, Kristin Jarmund, et elle m'a proposé une visite guidée de "sa" maison."

Evolution

Si 1001 grammes ressemble beaucoup à Kitchen stories, une évolution dans la narration est tout de même à noter. Bent Hamer précise : "Kitchen Stories était un huis clos, tandis que 1001 Grammes raconte le parcours d’un personne repliée sur elle-même et qui s’ouvre au monde. Mais on peut dire que c'est une histoire bien planifiée et "stricte"."

Au sens propre et figuré

Le kilo est au centre du film. S'il est au coeur du métier de Marie, il est aussi une métaphore du poids que porte l'héroïne dans sa vie. De plus, Bent Hamer s'est amusé à glisser des dictons dans 1001 grammes sur le sujet, comme "Tôt ou tard, ta vie sera mise en balance", "Le fardeau le plus lourd de la vie c'est de n'avoir rien à porter", etc.

Ici et là

Bent Hamer apprécie être sur plusieurs fronts lors du tournage d'un film. Ainsi, pour 1001 grammes, il porte la casquette de réalisateur et de producteur. Il explique : "Je travaille toujours comme ça. Au début, on a une idée et on veut protéger notre "bébé" par-dessus tout. Réaliser est une façon d'être, mais j'apprécie aussi de produire. Je ne suis pas le genre de personne qui se réveille avec la volonté de réaliser un nouveau film ou une scène. Je conserve mon enthousiasme en faisant la "plantation" et la "récolte" en même temps."

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